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Le premier texte s'inspire ainsi de la chanson Shabondama.

シャボン玉 (shabondama) ou « bulle de savon » est une chanson pour enfant dont les paroles ont été écrite par Noguchi Ujo et la musique composée par Nakayama Shinpei.

C’est un grand classique des chansons pour enfants et rare sont les japonais à ne pas la connaître. »

« Pour la petite histoire, l’auteur des paroles, Noguchi Ujo, aurait écrit les paroles de cette chanson après la mort à la naissance de sa fille aînée. On retrouve donc un peu l’esprit zen qui a forgé l’âme japonaise sur le côté éphémère de la vie. »

Bulle de savon

La bulle de savon a volé
elle a volé jusqu’au toit
elle a volé jusqu’au toit
et a disparu en éclatant

La bulle de savon a disparu
elle a disparu sans voler
à peine est elle apparu
qu’elle a disparu en éclatant

Vent vent ne souffle pas,
Laisse ma bulle s’envoler

Source : https://apprendre-le-japonais.fr/la-chanson-%E3%82%B7%E3%83%A3%E3%83%9C%E3%83%B3%E7%8E%89-shabon-dama-pas-a-pas/

Le deuxième texte fait référence aux fées du printemps.

On peut aussi faire le lien avec les  Koropokkuru (コロポックル - « hommes sous les feuilles de pétasite » en Aïnou). Ce  sont « dans la mythologie aïnoue des nains habitant sous terre et dans les tiges des feuillages de tussilages ou de pétasites (en particulier dans l'un des plus grands de tous les pétasites du Japon). De la taille donc d'un pied d'enfant, ces « lutins » sont à proprement parler des kamuys (« esprits » en langue aïnoue) végétaux. Établis dans les forêts, ils apparaissent au voyageur perdu pour le guider sur sa route. »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Koropokkuru

Le troisième texte fait référence à Raiden ou Raijin, le dieu, le kami ou le yokaï du tonnerre, de la foudre et des éclairs.

Dépeint comme un démon cornu au corps rouge, il porte un tambour sur son dos pour produire le bruit du tonnerre. Il est souvent le compagnon de Fujin, la divinité du vent.

Souvent représenté dans les estampes et dessins dans la religion shinto et bouddhiste.

https://en.wikipedia.org/wiki/Raijin

Le quatrième texte fait référence à Hanami « regarder les fleurs » .

 Cette coutume traditionnelle japonaise permet d'apprécier la beauté des fleurs de cerisier (sakura), lorsqu' elles entrent en pleine floraison. « De nos jours, le hanami se résume souvent à profiter de cette saison pour pique-niquer, discuter, chanter sous les cerisiers en fleur. Cette coutume est au printemps ce que momijigari, l'observation de kōyō (le changement de couleur des feuilles), est à l'automne. » Source: https://fr.wikipedia.org/wiki/Hanami

Une chanson traditionnelle, Sakura, est dédiée à cette occasion :

« Fleurs de cerisiers, fleurs de cerisiers
Sur les montagnes et dans les villages,
À perte de vue.
Elles ressemblent à de la brume ou des nuages,
Fragantes dans le soleil matinal.
Fleurs de cerisiers, fleurs de cerisiers,
Elles sont en pleine floraison.

Fleurs de cerisiers, fleurs de cerisiers,
Dans le ciel d'avril
À perte de vue.
Elles ressemblent à la brume ou à des nuages
Qui fleurissent en embaumant.
Allons ! Allons !
Allons les voir ! »

Vous pouvez l'écouter sur ce site : http://www.mamalisa.com/?t=fs&p=860

Le cinquième texte fait référence aux saules pleureurs.

Les bouddhistes japonais placent une âme dans chaque saule pleureur. On ne peut pas non plus s'empêcher de penser à la légende du saule du Samouraï.

Pour cela, je vous invite à lire cet article : http://triskele.eklablog.com/le-saule-du-samourai-a108884482

http://jardinot.org/sakura/

Le Shidarezakura souvent comparé au saule pleureur à cause de ses branches souples qui retombent en direction du sol et qui sont souvent comparées à des cascades de fleurs.

Le huitième texte fait allusion à Yumigami, le dieu de la lune. 

Il a le pouvoir, le "Clair de lune", de faire tomber la nuit.

Représenté par un « lapin tout blanc possédant les petites ailes et tatouages rouges caractéristiques des divinités du pinceau. Sa queue et ses oreilles sont bouclées, comme ses petites ailes. Il est représenté maniant un grand mortier de couleur principalement rouge et faisant du mochi. »

Le neuvième texte s'appuie sur la contemplation des lucioles.

Au Japon, c'est un plaisir estival bien connu. « La chasse aux lucioles ( hotaru-gari) était un passe temps très apprécié de la bourgeoisie japonaise et était pratiqué dans les campagnes, à proximité des cours d'eau. De nombreuses estampes de l'Epoque Edo (1603-1867) figurent de jeunes femmes vétues de jolis kimonos se promenant sous les saules, équipées de boîtes (pour les capturer) et d'éventails. »

Source : https://www.vivrelejapon.com/a-savoir/voyager-au-japon/chasse-lucioles-hotaru-ete

De nos jours, heureusement la saison des lucioles se limite à la contemplation.

Impossible d'oublier les deux héros du « Tombeau des lucioles » d' Isao Takahata.

 

Le onzième texte fait référence à l'automne.

Voici une chanson traditionnelle très connue des petits écoliers japonais.

Cette chanson s'appelle "Momiji" en japonais, ce qui signifie "couleurs d'automne" et "feuilles rouges"…

1.
Couleurs d'automne sur la montagne éclairée par le soleil couchant,
Tons vifs et tons pastel,
Un motif de jupe de kimono de pins, érables et lierres
Décorant le pied de la montagne.

2.
Dans le ruisseau de la vallée, les feuilles d'automne éparpillées
Tremblent sur les vagues, seules et ensemble,
Différentes nuances de rouges et jaunes
Forment un brocart tissé à la surface de l'eau.

Le douzième et dernier texte

Il nous enveloppe dans une douceur cotoneuse de chaleur et de sécurité.

La neige cache des trésors : de futures graines jailliront au printemps.

Voici une autre chanson traditionnelle très connue au Japon :

La neige et la grêle tombent dru,
Elles tombent fermement et s'amoncellent,
Toutes les collines et tous les champs 
portent des casquettes de coton d'un blanc de neige

La neige et la grêle tombent dru,
Elles tombent fermement et s'amoncellent,
Elles tombent sans arrêt,
Le chien folâtre avec joie dans la cour,
Le cat est roulé en boule au coin du feu.

Si vous voulez découvrir d'autres chants traditionnels, voici le site de référence : http://www.mamalisa.com/?t=fc&c=85

Bonne lecture de ce magnifique album qui au premier abord a l'air simple et finalement cache plein de mystères qu'ils nous restent à découvrir

Tag(s) : #Albums, #Japon

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