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Hôichi, la légende des samouraïs disparus 

Hiroshi Funaki

Lafcadio Hearn

Yoshimi Saitô

 

Album: 40 pages

Tranche d'âges: 6 - 8 années

Editeur : Nobi Nobi (19 avril 2012)


 

 

 

Présentation de l'éditeur

Il y a sept siècles de cela, à Dan-no-ura, eut lieu une bataille entre deux clans de samouraïs, les Heike et les Genji. Elle mit dramatiquement fin à la longue rivalité qui les opposait.

 

Hôichi est un musicien aveugle qui excelle dans l art de jouer du biwa et chante merveilleusement bien cette bataille. Tellement bien qu un jour, un samouraï vient le chercher et lui ordonne de faire une représentation pour son maître. Hôichi n'a pas d autre choix que de le suivre... Or son auditoire n est peut-être pas celui qu il semble être, et le pauvre musicien n est pas au bout de ses surprises ni de ses peurs. Heureusement que les moines du temple où il vit se sont pris d affection pour lui et veillent sur son bien-être...

 

Extraite du recueil Kwaidan de Lafcadio Hearn et basé sur un fait historique, Hôichi La légende des samouraïs disparus fait s'accorder histoire de fantômes et récit épique au son du luth japonais.

 

 

Extrait

Il y a sept siècles de cela, à Dan-no-ura sur le détroit de Shimorioseki, eut lieu une bataille entre les clans des Heike et des Genji. Elle mit fin à leur longue rivalité. Ce jour-là, chaque homme et chaque femme du clan Heike mourut. Le jeune empereur Antoku lui-même périt avec eux. On raconte que depuis, les âmes des Heike hantent les plages de Dan-no-ura, sous l'apparence de crabes dont la carapace est ornée d'un dessin qui rappelle un visage humain...

Des choses étranges se passent sur ces rivages. Lorsque le vent souffle fort, on entend venir de la mer des bruits évoquant les rumeurs d'une bataille... Durant les nuits sans lune, on peut aussi voir errer des milliers de boules de feu fantomatiques... Les pêcheurs disent que ce sont les lueurs des revenants et les appellent des «Onibi», les feux-démons.

Autrefois, les âmes des Heike étaient beaucoup plus agitées qu'aujourd'hui. Elles apparaissaient pour faire chavirer les bateaux ou pour entraîner les nageurs imprudents au fond de l'eau.
On avait alors bâti le temple Amidaji et aménagé un cimetière sur la plage où on avait érigé des tombes pour l'empereur Antoku et ses vassaux. 
Une fois ce temple et ce cimetière achevés, les Heike s'étaient ensuite apaisés mais les événements étranges ne s'étaient pas tous arrêtés pour autant...

 

 

Mon avis

 

Cette légende illustrée est reprise d'un texte classique du patrimoine japonais.

Comme le précise l'éditeur, on retrouve dans cette légende des êtres qui occupent une place importante dans le folklore japonais : les Yokaïs. Monstres, esprits, fantômes ou même fées, ces créatures étranges d'origine surnaturelle apparaissent dès le VIIIe siècle dans les plus grands écrits japonais. L'animisme des Aïnous serait à l'origine de cette riche mythologie tout comme l'influence des contes chinois.

 

Ce texte fait référence aussi à un récit guerrier « l'Epopéee des Heike », lui-même entrecoupé de contes et de nouvelles qui relate les conflits entre deux clans afin d'acquérir le pouvoir.

 

Les illustrations sont magnifiques et très réalistes. De véritables tableaux qui mettent en avant les costumes et l'architecture de l'époque.

Une belle promenade dans le temps qui dépayse et qui  tiendra petits et grands en haleine jusqu'à la fin.

 

 

Biographie de l'auteur de référence

 

 

 

Lafcadio Hearn est un écrivain irlandais qui prit ensuite la nationalité japonaise sous le nom de Yakumo Koizumi ( Koizumi Yakumo).

Né d'un père irlandais militaire dans l'armée britannique et d'une mère grecque, il est élevé par sa tante à Dublin suite à la séparation de ses parents.

Lafcadio s'installe ensuite à 19 ans en Amérique à New York puis à Cincinnati, et devient journaliste. Il y découvre la culture japonaise par l'intermédiaire de contacts avec l'ambassadeur du Japon.

En 1889, le journal Harper's Monthly où travaille Hearn, l'envoie comme correspondant aux Antilles. Il restera deux ans à Saint-Pierre en Martinique. L'île qu'il qualifie de « Pays des revenants » lui inspire son roman Youma. 

Sur l'invitation de son ami ambassadeur du Japon, Hearn débarque à Yokohama en 1890 et devient journaliste pour la presse anglophone. 

Au Japon, Hearn fait la connaissance de la fille d'un samouraï, Koizumi Setsu. Il l'épouse et prend en 1896 la citoyenneté japonaise et le nom de Koizumi Yakumo signifiant « petite fontaine et huit nuages ».

Hearn commence alors à rédiger ses œuvres sur le Japon et la culture japonaise. Il s'intéresse notamment aux histoires traditionnelles de fantômes japonais. 

Grand voyageur, il déménage souvent et s'installe successivement à Kobe, Matsue, puis Tōkyō, où il est nommé professeur d'université. Il effectue également l'ascension du Mont Fuji.

Il meurt à Tōkyō d'une attaque cardiaque en 1904 et est enterré selon les rites bouddhiques. 

Source : Wikipédia.fr

 

 

Biographie de l'auteur et traducteur

 

 

 

Hiroshi Funaki est diplômé de l’Université de Tôdai. Il a enseigné dans plusieurs universités mais est surtout chercheur en littérature comparée.
Il est essentiellement connu pour avoir traduit et adapté de nombreux ouvrages en japonais, notamment Le Roman de la voie lactée et Kwaidan de Lafcadio Hearn. 

Source : http://www.nobi-nobi.fr , https://www.babelio.com/auteur/Hiroshi-Funaki/222329

 

 

Biographie de l'illustrateur

Yoshimi Saitô

Né en 1963 près d’Hiroshima, Yoshimi Saitô entre en 1983 à l’Université des arts de Tokyo en section peinture. Outre Hôichi – La légende des samouraïs disparus, il a illustré deux autres livres pour enfants : Hananoki mura to nusubitotachi (Les Voleurs et le village fleuri, 2005), et Saru no shikake (Le Banc des singes, 2007).
Il s’est inspiré de lieux existants pour dessiner Hôichi – La légende des samouraïs disparus.

 

Tag(s) : #Japon, #Albums

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