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Les finalistes de moins de 12 ans du Grand Prix Poésie RATP 2018

 

 

Ce jeudi 28 juin, le jury du  Grand Prix Poésie RATP 2018 présidé par le chanteur, auteur compositeur et écrivain, Raphaël, a révélé le palmarès de la 4e édition du Grand Prix.

Pendant les deux mois d’été, vous pourrez lire leurs poèmes affichés sur l’ensemble du réseau RATP.

Voici les poèmes des finalistes de moins de douze ans avec les deux vainqueurs en première ligne.

 

Il sait peut-être,

Le nuage,

De quel pays il vient…

Darciella Rwabahenda Keza, 7 ans, Le Mans

 

 

 

MON CORTÈGE  (Lauréat 2017)

Une maman à voiles avec un bateau en pleurs

Un papa à encre avec un stylo à moustache

Un pelage en feu avec une maison de loups

Un canapé de chêne avec une forêt en cuir

Un roi de poche avec un cartable en panique

Une girafe en plomb avec un soldat à taches

Une robe en plastique avec une équerre à fleurs

Une feuille en chocolat avec un biscuit de papier

Et la boîte à plume avec un oiseau en carton

Camille Galli, 9 ans, Vulaines-sur-Seine

 

 

 

LE RÊVE

Le rêve pour transformer le feu en couleur rose et bleue,

Les frissons ne seront plus là

Et les cheveux d’or

Tomberont sur les cieux.

Ombeline Bon, 10 ans, Chagny

 

 

 

 

Le soleil jaillit de mille couleurs

La mer est argentée de poissons

C’est l’été qui se montre

Iris Georgens Fujita, 12 ans, Rueil Malmaison

 

 

LE JOLI BOUQUET

Un joli mot

Deux cœurs

Trois bisous

Quatre câlins

Cinq couronnes de reine

Six roses en cire

Sept brins de muguet

Huit gâteaux à la crème

Neuf œufs en chocolat

Dix sourires

Mille je t’aime

Francesca Perna, 8 ans, Paris

 

 

 

 

LE PLUS BEAU DES SOLEILS

Vous ne devinerez jamais de quoi je parle

Même les plus chanceux.

C’est un soleil, mais il est très particulier.

En vrai, ce n’est pas trop un soleil,

C’est ma soeur

Qui brille plus que le soleil et la richesse !

Elle est plus précieuse que tout, et si fragile,

Plus fragile qu’un brin d’herbe.

C’est le plus beau des soleils

Et la plus belle des lunes qui règnera

Et c’est ma soeur.

Lukas Negrier, 9 ans, Lanvallay

 

 

 

HAÏKU

Mars aime les fleurs

Avril adore les oiseaux

Moi ton joli cœur

Maxence Laget, 7 ans, Saint Privat des Vieux

 

 

 

 

MON JOLI PETIT COPAIN MATOU

Tu es mon chat adoré tout doux

Mon joli petit copain matou

Je t’ai donné le nom de Grizou

Mon joli petit copain matou

J’aime quand tu me fais des bisous

Des longs câlinous et des poutous

Et qu’on s’endorme joue contre joue

Mais j’ai bien compris à quoi tu joues

Sous tes petits airs de gros filou

Avec ton regard de canaillou

Tu veux de la pâté pour ton bidou

Maiko Colmena, 10 ans, Marseille

 

 

 

ANI MOTS

La vie est une poésie

Que lit une hirondelle,

De sa voix mélodieuse,

Elle la transforme en chanson.

La vie est un livre

Que raconte une araignée,

A chaque page tournée,

Elle tisse une nouvelle année.

Madeleine Lionet, 9 ans, Paris

 

 

 

 

 

LE VENT

Le vent souffle à travers les feuilles

puis les arbres s’envolent.

Valentine Grissa, 7 ans, Marseille

 

 

 

 

 

Mon cœur bat comme un orage,

S’exclame comme la pluie

Et revient comme le beau temps.

Emma Guillot, 7 ans, Paris

 
 

 

 

 

Attrape un coquillage, écoute le bruit des vagues et rêve.

Zelie Valety, 8 ans, Vic-en-Bigorre

 

 

 

LE RIRE

Le rire, on ne peut pas l’écrire,

On ne peut pas le décrire,

On ne peut que le vivre.

Le rire nous fait chanter, danser, sautiller.

Et c’est ça qui lui permet de nous charmer.

Le rire jaune,

c’est un rire comme ça,

un rire sans joie,

un rire couci-couça.

Le rire bleu,

C’est mon rire à moi,

un rire joyeux,

un rire heureux,

C’est le rire Mieux.

Nathaëlle Durand, 8 ans, Saint-Nazaire

 

 

 

BRETAGNE

Comme la mer sera calme

Et le sable chaud

Je me baignerai dans l’eau

Sous la pluie battante

Pas besoin de parapluie

Je trouverai toujours un abri

Les couleurs des hortensias

Me rendront joyeuse

Car plus que les camélias

Elles sont chaleureuses

Je marcherai dans le village

De maisons en granit

Et verrai qu’à travers les âges

Tout est allé trop vite

Louise Ribot, 11 ans, Paris

 

 

 

LE TABLEAU

C’est un grand tableau noir

entreposé au fond du grenier,

entre un coffret et un vieux miroir,

déçu d’être ainsi oublié.

Il repense aux écoliers

qu’il avait tant aimés.

Les craies glissent

sur sa surface lisse ;

c’est une poésie

à jamais délaissée,

abandonnant sa mélancolie

à la valse des craies.

Ronan Loussier, 12 ans, Les Trois-Îlets

 

 

N'hésitez pas à consulter leur site pour découvrir les poèmes finalistes des poètes entre 12 et 18 ans , ainsi que ceux des plus de 18 ans.

A vos plumes pour l'année prochaine !

Tag(s) : #Poésie-Fables-Haïkus, #Prix littéraires

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