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Okko et les fantômes, une immersion dans l'univers shintoïste

Ce film d'animation permet d'aborder le monde des Mikos, prêtresses japonaises qui communiquent avec les Kamis et les fantômes.

 

Okko et les fantômes

Kitaro Kosaka

 

 

  Synopsis

Seki Oriko, dite OKKO, est une petite fille formidable et pleine de vie. Sa grand-mère qui tient l'auberge familiale la destine à prendre le relai. Entre l'école et son travail à l'auberge aux cotés de sa mamie, la jeune Okko apprend à grandir, aidée par d'étranges rencontres de fantômes et autres créatures mystérieuses !

 

 

 

Mon avis

Voici un formidable récit d'apprentissage sur le thème du deuil.

Okko et les fantômes est inspiré d’un succès de la littérature pour enfants de l’écrivaine Hiroko Reijo, déjà décliné en mangas et série télévisée.

Ici l'héroïne va dépasser sa timidité et sa maladresse et faire preuve d'une grande maturité et d'une grande sagesse.  Okko va ainsi aider sa grand-mère dans la gestion de son auberge.

 

 

Cette auberge qui accueille tout le monde et qui a pour devise: " On ne rejette personne". Une véritable ode à la tolérance ! 

On y découvre aussi un graphisme familier de l'univers de Miyazaki avec des tracés fins et arrondis d'une grande douceur et l'architecture traditionnelle japonaise où on aime se promener. Il faut dire qu'il s'agit ici du premier film de Kitaro Kosaka, directeur de l'animation au studio Ghibbli. Le réalisateur avait déjà travaillé précédemment sur "Nausicaä et la vallée du vent".

 

Découvrez une interview du réalisateur

 

"Ce que je voudrais que les gens retiennent avant tout, c’est l’importance de la résilience et le fait que lorsqu’on est confronté à un drame, même au plus jeune âge, le meilleur moyen de se reconstruire est le partage, le don de soi et le pardon. Et les fantômes aident aussi… "

 

On retrouve également les croyances nippones avec la présence de deux fantômes et d'un démon dans la vie quotidienne de Okko l'héroïne.  (cf l’exposition au Quai Branly « Fantômes d’Asie »)

 

 

On assiste avec émotion à l'évolution d'Okko, qui va pouvoir se reconstruire et grandir grâce aux personnages qu'elle va rencontrer.

Okko va apprendre aussi l'art de la négociation et de la diplomatie face au personnage féminin de Matsuki Akino assez antipathique, qui s'avère arrogante dès le début et extravagante provenant d'un milieu social aisé. 

 

 

Loin de s'en faire une amie, elle va apprendre à découvrir ses failles et finira par s'en faire une alliée.

 

 

Danses cérémonielles traditionnelles shintoïstes des Mikos, prêtresses japonaises

On assiste dans ce dessin animé à une cérémonie toute particulière. Celle-ci permet au démon et aux deux fantômes de rejoindre leur monde.

 

 

Ici, cet épisode fait référence à une cérémonie traditionnelle shintoïste en kimono. 

Au Japon, il existe des Mikos, prêtresse japonaises. Elles combattent les mauvais esprits et peuvent communiquer avec les fantômes.

La tradition des Mikos remonte aux anciennes époques du Japon. Ces femmes qui entraient en transe rapportaient des prophéties ou les paroles des dieux.

On en trouve encore dans quelques sanctuaires shinto. 

Leur travail est d'aider au fonctionnement du sanctuaire et d'exécuter des danses cérémonielles.

On retrouve ici l'archétype féminin proche de la Chamane, une héroïne qui un rôle social indispensable dans la société, loin de ces personnages féminins passives qui attendent d'être sauver. 

Tag(s) : #Animation-Ciné, #Japon

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