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De mémoire indienne de Tahca Ushte et Richard Erdoes


Biographie de l'auteur


Né à Vienne en 1912, historien, ethnographe et artiste, Richard Erdoes a travaillé pour de nombreux magazines parmi lesquels Time, Life, Fortune, The New York Times. Ses photographies ont notamment été publiées dans Time-Life, National Geographic et Reader's Digest. Erdoes s'est consacré à la défense des Indiens d'Amérique du Nord tout au long de sa vie. (Source: http://lesindiensdenormandie.nuxit.net)

Richard Erdoes rencontre Lame Deer à New York en 1967 lors de la marche pour la paix de Martin Luther King. Ce livre exceptionnel et sensible, fruit de la profonde amitié. entre les deux hommes, sera son premier d'une longue série consacrée au monde amérindien.

Erdoes est aussi un illustrateur de littérature de jeunesse

 

Source : https://fishinkblog.com/2016/08/22/richard-erdoes-illustrating-his-way-around-the-world-2/

 

Présentation du livre

« J'étais seul au sommet de la colline, j'étais assis dans la fosse de voyance, un trou creusé dans le sol, les genoux entre les mains... » C'est ainsi que le Sioux Tahca Ushte commence l'histoire de sa vie mouvementée. Son itinéraire, sa quête du savoir, dans ce « Tristes tropiques » sioux, passent par les montagnes sacrées où la parole du Grand Esprit Wakan Tanka est inscrite dans le roc, telles les Tables de la Loi. Le voyant-guérisseur décèle les aberrations de la société occidentale et raille la médiocrité des temps nouveaux, symbolisés par le dollar, cette « peau de grenouille verte ». Initiés au plus profond du sacré, aux rites, à la voyance, au nombre d'or, à la médecine, les Indiens, affirme Tahca Ushte, de la naissance à la mort, sont pris dans les plis des symboles comme dans une couverture. Tahca Ushte n'écrit pas seulement un livre du passé. Il nous confie ici des mémoires d'avenir, un livre de vie et de sagesse puisé aux sources résurgentes de la tradition amérindienne.

 

 

John Fire Lame Deer (Tahca Uhste) est un Indien lakota né au début du XXe siècle sur la réserve de Rosebud dans le Sud-Dakota. Tour à tour clown de rodéo, soldat, prisonnier puis policier, peintre en lettres, ouvrier agricole, berger, chanteur, il est avant tout un. wicasa wakan, un homme-médecine sioux, un quêteur de vision, gardien de la spiritualité et des traditions de son peuple. Tahca Uhste est un homme d'une particulière et grande sagesse : pour lui, un wicasa wakan ne saurait être un saint, mais dieu et diable à la fois. Entendre parler d'un Dieu qui serait un être de perfection l'ennuie souverainement. Pour un homme-médecine " parfois, le mauvais esprit donne une plus grande connaissance que le bon... "

 

Témoignage de l’Amérindien Lame Deer sur la colonisation

John Fire Lame Deer est un amérindien né au début du XXe siècle. Peu avant sa mort en 1976, il nous a gratifié d’un très beau texte qui dénonçait les soi-disant « bienfaits » de la colonisation.

 

L’intégralité du texte du texte de John Fire Lame Deer.

« Avant que nos frères blancs viennent nous civiliser, nous n’avions aucune prison. Par conséquent, il n’y avait aucun délinquant.

Nous n’avions pas de clés ni de serrures, donc il n’y avait pas de voleurs.

Quand quelqu’un était trop pauvre pour s’offrir un cheval, une couverture ou une tente, il pouvait le recevoir comme cadeau.

Nous étions si peu civilisés que nous n’accordions pas une réelle importance à la propriété privée.

Nous voulions posséder des choses pour donner aux autres, pour s’entraider.

Nous n’avions pas d’argent, et pour cette raison, la valeur d’un homme ne pouvait être déterminée selon sa richesse.

Nous n’avions aucune loi (écrite), aucun avocat (ou procureur), aucun politicien. Par conséquent, nous n’étions pas capables de tricher ou d’escroquer autrui.

Avant la venue des hommes blancs, nous suivions vraiment le mauvais chemin. Je ne saurais vraiment pas expliquer comment nous nous y prenions pour nous en sortir sans ces choses fondamentales, qui sont absolument nécessaires à une société civilisée. C’est du moins ce que nos frères blancs n’ont pas arrêté de nous dire. »

 

 Indian by Firelight

 

Mon avis

Un témoignage poignant et une analyse fine de John Fire Lame Deer (Tahca Uhste) sur les injustices causées par la colonisation et la méconnaissance d'une culture amérindienne d'une grande sagesse qui mérite d'être connue. Un homme qui s'est battu pour les droits des siens, pour la reconnaissance et la récupération de lieux sacrés volés, endommagés ou détruits au fur et à mesure de l'Histoire sur leur réserve indienne.

Des combats qui restent encore à mener pour la défense de l'environnement et le respect de leur culture et leurs droits, qui sont malheureusement toujours d'actualité.

 

Double-O-Arch, dans le Parc national des Arches, dans le sud-ouest de l'Utah (États-Unis).

 

 

En diminuant fortement la surface de deux régions classées, deux "monuments nationaux" de l'Utah, Trump ouvre le lundi 4 décembre la voie à leur exploitation minière et pétrolière. Les Amérindiens et les défenseurs de l'environnement sont scandalisés.

Source: https://www.nouvelobs.com/monde/l-amerique-selon-trump/20171205.OBS8687/trump-provoque-la-colere-des-amerindiens-en-reduisant-deux-reserves-naturelles-de-l-utah.html

 

Voici des proverbes amérindiens à méditer pour mieux connaître la Sagesse amérindienne : 

Pétroglyphes Anasazi au Parc National Cliff du Colorado

 

Les sagesses des Américains natifs sur notre relation avec la nature

https://www.youtube.com/watch?v=xgsNWkxQXjc

 

Indian Telegraph de James M. Stanley

 

Les plus beaux proverbes amérindiens

https://www.youtube.com/watch?v=bF_mo9gDtcc 

Magnifiques proverbes amérindiens à méditer

https://www.youtube.com/watch?v=V8xUzWoC51g


 

Tag(s) : #Amérindiens

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